COTATION DES JOUEURS
Depuis 1992, nous avons testé plusieurs systèmes de cotation. Au début, j’étais dans un groupe de trois personnes chargées de coter tous les joueurs. À l’époque, nous avions seulement une trentaine d’équipes. Les joueurs me pointaient du doigt personnellement pour leur cote. Depuis 1994, je ne cote plus les joueurs moi-même, mais beaucoup pensent encore que c’est moi qui décide!
Ensuite, nous avons créé des barèmes : tant d’EROs donnait telle cote, tel facteur de puissance, moyenne, victoires ou différentiel donnait une autre. Mais devinez quoi? Certains malins ne marquaient pas leurs EROs ou perdaient exprès pour éviter de monter. Qui en profitait? Les joueurs honnêtes ou les tricheurs? Vous connaissez la réponse.
Nous avons essayé un système basé uniquement sur des humains, puis un autre entièrement statistique. Aucun des deux ne fonctionnait correctement.
C’est avec notre système actuel, pleinement démocratique, que nous obtenons les meilleurs résultats. TOUS les joueurs sont invités à remplir un fichier de cotation et à voter pour cinq personnes de confiance pour former un comité. Ensuite, une réunion analyse les résultats, ouverte à tous. Quand un joueur est à la limite de monter ou semble plus fort que la cote au-dessus, le comité tranche. En cas de désaccord, un vote est organisé avec tous les joueurs de la même ligue présents. Il faut un vote clair pour faire monter un joueur. Sinon, selon la politique de la QVNEA, le joueur reste à sa cote pour une autre saison, mais sous observation.
On parle beaucoup du CSR. Ce système permet à certains de baisser leur cote en perdant volontairement. C’est un problème, mais notre système limite ce genre de manipulation.
Vous avez beau jouer volontairement en deçà de votre calibre, vous ne serez pas baisser.
Une parité exemplaire
La parité dans nos ligues est excellente. Selon la VNEA, les équipes les plus fortes devraient gagner environ 66 % des rondes, et les plus faibles, 33 %. Voici les résultats de la saison dernière :
- Super Élite : 57,4 % à 44,9 %
- Élite 190 : 62,7 % à 42,4 % (3 joueurs sur 4 ont changé de cote, dont un de deux cotes)
- Élite 240 : 53,9 % à 38,6 % (avant-dernier à 50,6 %, 5 équipes sur 6 avec une ronde sur deux)
- Inter AA : 60,2 % à 40,6 %
- Inter AA Donnacona : 56,9 % à 35,9 % (avant-dernier à 41,1 %; première année, ajustements prévus)
- Inter A : 57,8 % à 38 % (avant-dernier à 42,6 %)
- Super Amateur : 65,2 % à 27,2 % (problème ici : avant-dernier à 38,5 %; dernière équipe à 360 dans une ligue 350, mais une ronde gagnée sur 4)
- Amateur : 62,5 % à 39,9 % (deuxième place à 54 %, très bonne parité)
- Évolution : 57,6 % à 33,7 % (avant-dernier à 43,6 %)
- Globetrotteur : 57 % à 42 %
Cette parité est enviée par les autres charters aux États-Unis et dans les provinces.
Pourquoi ce système n’est pas utilisé à Las Vegas?
À Las Vegas, il n’y a aucun système de cotation. Les joueurs sont classés selon leurs performances passées. Résultat : une équipe de 5 joueurs avec un total TRS 100 peut affronter une équipe Globetrotteur qui un un TRS 350! Un joueur TRS 70 ayant joué dans une équipe performante peut se retrouver exclu de la catégorie Open et devoir jouer dans l’intermédiaire.
Le CSR entrera en vigueur cette année et devrait être un succès, car il divisera les équipes en quatre catégories. Y aura-t-il des erreurs? Oui! L’an dernier, Patrick Galarneau (TRS 20) avait un CSR de 1724, un score digne d’un TRS 70. Y aura-t-il des équipes dans certains États ou provinces qui manipuleront leurs EROs ou leurs performances pour jouer dans une catégorie inférieure? Probablement. Mais c’est toujours mieux qu’aucun système.
Un système de cotation envié!
Notre système est le leader dans le réseau VNEA. L’an dernier, la direction de la VNEA nous a demandé de présenter un séminaire sur les cotations au congrès de Dallas. Plusieurs charters nous consultent régulièrement. Pourquoi ce système n’est-il pas utilisé à Las Vegas? Parce qu’il exige que les dirigeants connaissent bien leurs joueurs et harmonisent leurs cotes avec les autres. C’est presque impossible à grande échelle. Nous, à Québec, collaborons étroitement avec Ottawa et Montréal, ce qui facilite les choses.
En résumé : Notre système de cotation offre une parité que les autres opérateurs de ligues envient. Il n’est pas parfait, mais il est le plus équitable et transparent à ce jour.